Le Talent de mes amis
Le Talent de mes amis, avec Alex Lutz et Bruno Sanches

Les mois se suivent et se ressemblent… Après Toute Première Fois il y a de cela quelques semaines, on note de nouveau l’apparition d’une voiture sans permis, une Ligier, dans le premier long métrage d’Alex Lutz, intitulé Le Talent de mes amis. Il n’est pas ici question de placement produit de la part de Ligier, puisque l’Ixo Club utilisée dans le film est le véhicule personnel d’un des acteurs. Ligier n’aurait d’ailleurs sans doute pas choisi ce modèle, qui n’est aujourd’hui plus en production. Il n’empêche que l’auto a une belle place dans le film.

Le Talent de mes amis relate l’histoire de deux potes, Alexandre Ludon (Alex Lutz) et Jeff Cortes (Bruno Sanches), qui multiplient les blagues et enfantillages au bureau, profitant d’un boss déprimé, dont ses équipes semblent être le dernier souci. Cette petite routine bascule le jour où un coach arrive dans l’entreprise, pour remotiver les troupes. Celui-ci, Thibaut Redinger (Tom Dingler), se trouve être un ami de collège d’Alexandre. A première vue, tout semble sourire à Thibaut et Alexandre se remémore le pacte de réussite qu’ils avaient signé tous les deux à l’époque. Alors que ce dernier déplore sa situation et rêve de grandeur, l’image de réussite de Thibaut s’écaille.

Pour ce premier long-métrage, Alex Lutz a su insuffler une bonne dose d’humour et de fraîcheur, notamment dans la manière de tourner. Le soin du détail apporté aux images est assez rare dans une comédie française. A n’en pas douter, il s’agit là d’un début prometteur, même si le scénario ne semble pas d’une originalité incroyable. De la scène aux salles obscures, on apprécie donc qu’Alex Lutz mette une nouvelle corde à son arc.

Dans le scénario, la Ligier Ixo Club (affublée de pare-buffles) est la voiture de Jeff, qui ne passe pas son permis par simple flemme. Le choix de l’auto n’étant pas dicté par un accord avec le constructeur, cela laisse la liberté de quelques phrases amusantes. « Marre de cette caisse, je passe mon permis », « On a traversé la France en pot de yaourt »… Autant de répliques qui donnent de la crédibilité au choix de l’Ixo et justifient le recours à une voiture sans permis plutôt qu’une automobile standard. Pour autant, son image n’en est pas dénigrée.

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