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Ligier Myli : passage à l’électrique !

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Dix ans après Aixam, Ligier arrive très tard sur le marché des voitures sans permis électriques. Mais il se pourrait que le constructeur d’Abrest ait trouvé la bonne formule, grâce à une gamme large… Et pas plus chère que les modèles diesel !

Ligier est-il à la traîne sur le terrain des électriques ? Peut-être, si on considère que la MyLi arrive dix ans après la première génération d’Aixam e-City. Mais peut-être pas, si on se rappelle que le constructeur auvergnat propose depuis longtemps des utilitaires à batterie. Les voitures électriques sans permis n’ont connu que des ventes confidentielles ces dernières années, principalement par la faute d’un prix élevé.

Si la Citroën Ami a réussi à changer la donne, c’est grâce à son tarif abordable, justement. Celui-ci est en partie à mettre au crédit de son moteur électrique signé Valeo. Fonctionnant sous une tension de 48 Volts, il a d’abord été conçu comme un alterno-démarreur, destiné aux hybridations légères sur le marché automobile. Produit en quantité très importantes, il permet de baisser le coût de revient des modèles électriques… Alors que le prix des moteurs Diesel ne cesse d’augmenter, entraînant une inflation galopante sur le marché des voitures sans permis. Bref, les courbes de prix entre les voitures sans permis électriques et diesel sont en train de se croiser.

Et si, finalement, Ligier avait attendu le bon moment pour se lancer ? D’un point de vue commercial en effet, la marque frappe les esprits. Désormais, la moins chère des Ligier est électrique. Il s’agit de la MyLi G.ood, vendue 12.499 € (bonus écologique de 900 € non déduit), quand la JS50 débute à 13.999 € en finition Sport avec le moteur Progress. « La MyLi est un pari », affirme pourtant François Ligier, PDG de Ligier. « Nous ne savons pas exactement à qui nous allons la vendre, et quelles seront les demandes de nos clients ».

Ligier Myli 1

Une gamme très large

Face à cette incertitude, Ligier a choisi de ratisser large, en offrant une gamme la plus large possible. Il n’y a pas moins de quatre finitions, dont le haut-de-gamme R.ebel aux faux airs de SUV, qui se distingue par des boucliers garnis de protections en plastique noir brut, et un capot plus sculpté. Les trois autres finitions (G.ood, I.deal et E.pic) présentent un style plus lisse, se rapprochant de l’univers de l’électronique. Mais là aussi, le look est personnalisable, avec plusieurs choix de jantes, une décoration de hayon en plastique ou une palette de couleur très étendue, pour un modèle qui fait appel à des panneaux de carrosserie en plastique thermoformé.

Si le moteur Valeo est de mise sur toutes les versions, la batterie est modulable. Celle-ci est constituée de modules unitaires. Selon les versions, on dispose de un, deux ou trois modules, pour faire varier l’autonomie. La plus petite batterie, de 4,14 kWh, annonce une autonomie officielle de 63 km. L’offre intermédiaire est une capacité de 8,28 kWh, pour une autonomie de 123 km. En haut-de-gamme enfin, on profite de 12,42 kWh, ce qui porte le rayon d’action à 192 km. La charge dure respectivement 2 h 30 min, 4 h 15 min et 6 h 15 min. L’offre peut paraître trop complète et complexe, mais là encore, François Ligier avance avec prudence. « Pour rassurer notre clientèle rurale traditionnelle, il faut une grande autonomie.

Mais il n’y a pas de raison que le client qui habite en ville, qui n’effectue que de petits trajets, paie cher pour une capacité qu’il n’utilise pas. L’électrique reste une nouveauté dans le monde de la voiture sans permis. Comme pour les finitions, nous préférons laisser le choix, et nous observerons. Le darwinisme fera son œuvre ensuite, pour nous concentrer sur les versions qui rencontrent le plus de succès. »

Retrouvez l’essai complet de la Ligier Myli dans le numéro 46 de Génération Sans Permis. 

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