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Essai Ligier MyLi diesel

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D’abord présentée avec une motorisation électrique, la Ligier MyLi se décline désormais en version thermique, inaugurant un nouveau moteur monocylindre diesel.

espace conducteur

Le monde de la voiture sans permis, et plus particulièrement la gamme Ligier, est à un véritable tournant. La MyLi concentre à elle seule tous ces chamboulements. D’une part parce qu’elle aurait pu naître sous la marque Microcar, appelée à disparaître au début de l’année prochaine. Ligier préfère concentrer ses efforts sur sa seule marque historique, au sein de laquelle cohabitent deux gammes de niveaux différents. La MyLi reprend ainsi le flambeau de la M.Go, qui vient tout juste de quitter le catalogue. Si celle-ci a disparu, c’est que la MyLi, initialement présentée avec une motorisation électrique, se décline désormais en diesel. Cette nouvelle motorisation a rejoint la gamme presque en catimini, signe de l’importance croissante des voitures sans permis à batterie.

La première sans permis en Euro 5+

Malgré une entrée en jeu discrète, la MyLi diesel constitue une petite révolution. Car elle constitue la première entorse au partenariat historique entre Ligier et Lombardini. En cause, la norme de pollution Euro 5+ qui sera appliquée au 1er janvier 2025. Pour l’instant, il est impossible de savoir si Lombardini adaptera ou non ses bicylindres aux nouvelles exigences environnementales. Les rumeurs sont contradictoires à ce propos. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’heure actuelle, le nouveau moteur de la Ligier MyLi est le seul du marché qui est déjà prêt pour la future échéance.

Ce moteur ne manque pas de surprendre, puisqu’il s’agit d’un monocylindre, un type de moteur qui avait déserté le catalogue Ligier… Depuis vingt-quatre ans, avec la fin de l’Ambra. Le constructeur reste discret, dans sa communication, sur le nom du fournisseur de ce propulseur. Il s’agit de Greaves-Cotton, un spécialiste indien qui conçoit également des groupes électrogènes. Doté d’une injection directe, ce monocylindre affiche une cylindrée généreuse de 499 cm3… Considérée d’ailleurs par BMW comme une cylindrée unitaire idéale pour sa famille de moteurs modulaires.

On regrette la douceur du DCI

Si les monocylindres ont déserté depuis longtemps les voitures sans permis, c’est à cause de leur manque de raffinement. Tourner la clé de la MyLi diesel nous ramène quelques années en arrière. A froid, le claquement du diesel est sonore et les vibrations font trembler toute la caisse, entraînant des mouvements de droite à gauche du berceau avant. Le moteur est suspendu à une traverse montée sur silentblocs qui parviennent à contenir les autres vibrations de manière assez satisfaisante.

Cette cacophonie s’atténue à peine une fois le moteur chaud. Pour qui est habitué au feutré du bicylindre Lombardini DCI, l’expérience est rude. Mais le constat doit être relativisé. Dans l’absolu, les nuisances ne sont pas pires qu’avec certains modèles bicylindres (Yanmar notamment) d’il y a quinze ans. Sonomètre en main, nous avons relevé un niveau sonore très légèrement inférieur au bicylindre Kubota d’une Aixam Minauto. C’est donc principalement la sonorité désagréable qui mériterait d’être adoucie. Par le passé, Ligier est parvenu à savamment museler des moteurs bruyants en début de carrière. Les vibrations semblent plus difficiles à contenir, étant donné l’architecture du moteur.

Les performances du nouveau bloc moteur

Animé par ce nouveau bloc, la Ligier MyLi offre une vivacité satisfaisante, surtout au-delà de 30 km/h. Elle parvient à maintenir sa vitesse en montée aussi bien que ses sœurs animées par le moteur Progress. De ce point de vue, le contrat est donc rempli. Surtout, cette nouvelle version de la puce Ligier présente un comportement routier encore plus agile que les versions électriques, déjà très satisfaisantes mais plus lourdes. On peut donc déceler un certain agrément de conduite, sur cette nouvelle MyLi diesel, qui a l’immense mérite de conserver un tarif inférieur aux modèles à batterie. Ce qui n’ira pas forcément de soi sur les concurrentes qui passeront à la norme Euro 5+. Bref, ce monocylindre un peu rustre représente finalement un assez bon compromis.

Moteur
Le gros monocylindre n’a pas la discrétion du DCI… Mais il se révèle assez vigoureux.

Quoi de neuf ?

• Nouveau moteur diesel
• Remplace la Microcar M.Go
• Gamme identique à l’électrique
• Répond à la norme Euro 5+

Qualités :

• Moteur vigoureux
• Habitabilité généreuse
• Comportement agile
• Rapport prix/équipements

Défauts :

• Vibrations importantes
• Bruit moteur désagréable
• Pas d’ouverture de hayon extérieur
• Ventilation non réglable

Tarif à partir de 11.499 €

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