L'histoire de Ligier
Ligier sera resté 20 ans en F1

Avant d’être l’un des plus grands fabricants de voitures sans permis au monde, Ligier fit sa gloire dans le monde du sport automobile. Derrière cette entreprise, le nom d’un homme qui a mis toute son énergie en elle, Guy Ligier. L’homme d’affaires et sa société ont enrichi le fleuron du sport automobile français qu’est rapidement devenu le bassin nivernais autour du circuit international de Nevers Magny-Cours. Retour sur l’histoire d’une entreprise qui alla toujours très vite, même lorsqu’il s’agit de construire des voiturettes. 

1969, les grands débuts 

Pilote puis constructeur, le chevalier de la Légion d’honneur Guy Ligier aura toujours bercé dans la compétition automobile. Brièvement pilote de Formule 1, il réussira en treize Grands Prix disputés à obtenir un point, au Grand Prix d’Allemagne 1967

Deux ans plus tard à la tête de sa propre entreprise, il n’attend pas pour s’engager en championnat d’endurance. Pendant six ans, quelques succès viendront propulser la marque sur le devant de la scène, notamment lors des 24 heures du Mans 1975. Lors de cette ultime participation au Championnat du monde d’endurance, la Ligier JS2 numéro 5 et pilotée par Lafosse et Chasseuil viendra couper la ligne du Mans à la deuxième place, marquant un résultat historique pour la marque. 

La boucle était bouclée et Ligier pouvait migrer son entreprise vers ses premières amours : la Formule 1… 

1976 – 1996, amour et désespoir 

Ligier est en effet une ancienne gloire de la Formule 1, le plus prestigieux des championnats automobiles. Avant qu’Hamilton ne devienne le maître incontesté de la F1 dans les années 2010 et accessoirement l’un des sportifs les mieux payés au monde, d’autres ont également connu le succès. À la grande époque de Ligier à la fin des années 1970, le duo emmené par Jacques Laffite et Didier Pironi faisait la fierté de la France dans le Championnat du monde. Passé tout près du titre en 1980, le Team Ligier n’aura jamais réussi à remporter le titre suprême malgré des résultats bien plus qu’honorables. 

Le monde de la Formule 1 est impitoyable. Et qui mieux que cette écurie du centre de la France pour le confirmer ? En vingt ans de F1, Ligier aura presque tout connu. Les victoires, les podiums, les désillusions, les mauvaises passes.

Emmenée par un Jacques Laffite au sommet de son art, l’année 1980 augura le meilleur résultat de l’histoire de l’écurie en championnat. Avec une deuxième place au championnat des constructeurs derrière les intouchables Williams, Ligier se faisait définitivement un nom dans le monde du sport automobile, après des prémices plus que délicates. 

Suivirent des fortunes diverses jusqu’aux rachats successifs de l’écurie par le sulfureux Flavio Briatore puis par la légende française, Alain Prost. Après deux tentatives infructueuses, Prost Grand Prix naissait en 1997 et Ligier disait définitivement au revoir au monde de la Formule 1. 

Retour à la lumière 

En 2014, Jacques Nicolet, homme d’affaires passionné de sport automobile (et gentleman driver par la même occasion) remet au goût du jour le nom de Ligier dans le monde du sport. Après avoir repris l’écurie OAK Racing, également sur le circuit de Nevers Magny-Cours, il met en place la création de prototypes de voitures de course.

Les Ligier JS P2 et P3 font leur apparition en championnat du monde d’endurance et les châssis fabriqués par le constructeur se retrouvent dans le garage de nombreuses écuries jouant la gagne aux 24h du Mans, 6h de Spa ou aux 12 heures de Sebring. 

Une activité annexe fructueuse 

Aujourd’hui, Ligier est bien évidemment l’un des constructeurs de voiturettes parmi les plus importants au monde, mais s’impose aussi progressivement dans le futur de l’automobile. Avec son EasyMile, le fabricant s’est déployé dans plus de trente villes grâce à son véhicule autonome et totalement électrique, capable d’accueillir dix personnes. Considérée comme l’un des enjeux automobiles des prochaines années, la marque Ligier voit déjà son nom associé à une réussite majeure en matière de transport urbain, autonome et écologique.